Le contrôle caméra consiste à filmer l’intérieur d’une canalisation avec une tête d’inspection poussée par un jonc, puis à enregistrer les images pour valider l’état du réseau. La Tubicam® R23 HD d’AGM TEC, fabricant français basé à Bessières (31), couvre ce besoin sur les conduits de Ø30 mm à Ø200 mm et permet de livrer un rapport vidéo dès la fin du chantier.
Qu’est-ce qu’un contrôle caméra de canalisation ?
Une tête de caméra est poussée dans la conduite au bout d’un jonc semi-rigide. L’opérateur suit le parcours en direct sur un écran et enregistre la totalité du passage. Le résultat est une vidéo datée, avec le linéaire parcouru et les anomalies repérées.
Ce contrôle intervient à plusieurs moments : après un hydrocurage haute pression, après un débouchage complexe, avant la réception d’un réseau d’eaux usées ou d’eaux pluviales, ou lorsque le doute persiste sur une intrusion racinaire, un affaissement ou une contre-pente.
L’intérêt est double. Vous vérifiez que le tronçon est propre et intact, puis vous disposez d’une preuve commune entre l’entreprise, le maître d’ouvrage et le syndic. En cas de désaccord, la séquence enregistrée est rejouable.
Le contrôle ne remplace pas un diagnostic structurel. Il documente l’état visible de la paroi, du radier et des raccordements. L’interprétation reste à faire par le technicien, selon le cahier des charges du chantier.

Quelles contraintes la caméra doit-elle franchir sur le terrain ?
Les collecteurs cumulent les difficultés : coudes serrés, dépôts de laitance, racines, regards aveugles. Une caméra trop rigide ou trop grosse bloque au premier virage. La Tubicam® R23 HD utilise une tête en acier inoxydable de Ø23 mm montée sur ressort souple et un jonc en fibre de verre de Ø5,2 mm. Ce montage franchit les coudes à 90° dès Ø50 mm, avec des centreurs fournis pour stabiliser la tête dans les diamètres jusqu’à 200 mm.
Sur les réseaux en charge, l’étanchéité fait la différence. L’ensemble est étanche IP68 jusqu’à 2 bars, soit 10 mètres de colonne d’eau. Le capteur délivre une image haute définition de 1280 × 720 pixels et la couronne de 14 LED blanches est réglable, derrière un hublot en cristal de saphir.
Ces caractéristiques décrivent un usage courant en assainissement. Elles ne dispensent pas de vérifier le diamètre réel et l’état du tronçon avant l’introduction. Sur un collecteur très dégradé ou obstrué, un curage complémentaire est souvent nécessaire avant de filmer.
- Ø23 mm de tête : accès aux branchements et aux petits conduits
- Jonc Ø5,2 mm : franchissement des coudes à 90° dès Ø50 mm
- Centreurs : stabilisation de l’image jusqu’à Ø200 mm
- IP68 à 2 bars : intervention en conduite en charge
Quelles options de diagnostic choisir selon le chantier ?
La Tubicam® R23 se configure selon le type d’intervention. Une inspection de branchement domiciliaire ne demande pas le même équipement qu’un contrôle inter-regards sur voirie. Le choix des options se fait avant le départ, pas au fond du trou.
L’option « Fil d’eau » maintient l’horizon stable à l’écran. Vous distinguez sans hésitation le radier et la voûte, donc le niveau d’encrassement ou de stagnation. La sonde 512 Hz, logée dans la tête, permet de pointer en surface l’aplomb d’un effondrement ou d’un regard invisible, puis d’en mesurer la profondeur avant terrassement.
La tête combinée réunit ces deux fonctions dans le même Ø23 mm. Le compteur métrique affiche le linéaire parcouru à l’écran et l’incruste dans l’enregistrement. Enfin, la longueur de jonc se choisit selon le tronçon : 30 m ou 40 m.
Le porte-touret stabilisateur facilite le déroulage et le rembobinage sur chaussée, en particulier quand l’opérateur travaille seul.
- Fil d’eau : lecture fiable du radier et de la voûte
- Sonde 512 Hz : localisation en surface et mesure de profondeur
- Tête combinée : fil d’eau et sonde dans la même tête de Ø23 mm
- Compteur métrique : linéaire incrusté sur la vidéo
- Longueur de jonc 30 m ou 40 m selon le tronçon
| Option | Ce qu’elle apporte | Quand la retenir |
|---|---|---|
| Fil d’eau | Horizon stabilisé à l’écran | Mesure d’encrassement et de stagnation |
| Sonde 512 Hz | Pointage en surface et profondeur | Recherche d’un regard ou d’un affaissement |
| Compteur métrique | Linéaire affiché et incrusté | Rapport contradictoire avec localisation |
| Jonc 30 m ou 40 m | Portée du contrôle | Branchement ou tronçon inter-regards |
Comment produire le rapport vidéo directement sur chantier ?
La régie est intégrée dans une mallette ABS antichoc, avec un écran LCD de 10 pouces. Le clavier sans fil Bluetooth permet d’incruster du texte en temps réel : numéro de tronçon, sens d’écoulement, nature de l’anomalie. Un microphone enregistre les observations vocales du technicien.
L’enregistrement se fait directement sur clé USB. Le module Wi-Fi intégré partage l’image sur smartphone ou tablette, par exemple avec le conducteur de travaux présent sur place. La discussion se fait sur l’image, pas sur un compte rendu réécrit plus tard.
Sur le plan méthode, annoncez le numéro de tronçon et le sens d’écoulement en début de séquence. Verbalisez ce que vous voyez, puis arrêtez-vous sur les points singuliers. Le fichier doit rester lisible par un tiers qui n’était pas sur le chantier.
Vérifiez la clé USB et la sauvegarde avant de quitter l’intervention. Un enregistrement corrompu ou mal nommé fait perdre l’essentiel de la valeur du contrôle.
Comment préparer votre location de matériel d’inspection vidéo ?
Un contrôle réussi se prépare en amont. Notez le diamètre nominal, le matériau et la longueur du tronçon à inspecter. Précisez si la conduite est en charge, si elle vient d’être curée et si un regard est accessible à chaque extrémité.
Indiquez ensuite le livrable attendu : simple vidéo de vérification ou rapport exploitable en réception, avec linéaire et localisation. C’est ce qui détermine les options à demander. Précisez aussi qui exploite les images : votre client, le syndic ou le bureau d’études.
Anticipez les conditions d’accès : stationnement, chaussée, travail isolé, besoin d’un porte-touret. Ces éléments pèsent autant que la caméra elle-même sur le déroulement de la demi-journée.
AGM TEC est un fabricant français établi à Bessières, en Haute-Garonne. La location se cale sur le devis, selon le stock d’options et la durée demandée : ces points se valident avec le service, ils ne se supposent pas.
- Diamètre, matériau et longueur du tronçon
- Conduite en charge ou non, curage préalable effectué
- Options souhaitées : fil d’eau, sonde 512 Hz, compteur métrique
- Longueur de jonc adaptée : 30 m ou 40 m
- Format du livrable et destinataire des images
- Conditions d’accès et de stationnement sur site
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